03 juin 2007

Filou

filou03C’est l’histoire d’un petit chat victime de l’égoïsme des humains. Mais une histoire qui finit bien.

Tout a commencé en Décembre 2006. Filou petit chat tigré gris et blanc, européen vivait tranquillement avec ses maîtres. Il avait un toit (pas toujours disponible), à manger, un jardin pour jouer et chasser, et des enfants avec lesquels jouer, une famille quoi. Oh, tout n’était pas rose, ses maîtres avaient aussi un chien, un petit roquet qui lui courrait après, un chien que ses maîtres lui préféraient, lui c’était juste le chat des enfants. Et puis il y avait ce gros chat roux et blanc des voisins de derrière qui lui courait après, lui interdisant son territoire. Et la maîtresse du gros chat roux et blanc lui disait « T’as pas honte, Roucky ? T’en prendre à un si petit chat ! »

Et puis l’univers de Filou a basculé, ces maîtres se sont séparés, Madame a mis Monsieur dehors et est repartie chez sa propre mère, avec les enfants et le chien, mais pas Filou. L’hiver approchait et Filou qui avait à peine 1 an s’est retrouvé tout seul abandonné, sans toit et sans nourriture. Comme il était très jeune et plutôt petit, il devait se débrouiller avec les moyens du bord, se battre pour sa nourriture était impossible. Tous les chats du voisinage étaient plus gros et plus forts que lui. Heureusement, le plus vindicatif de la bande, Roucky, était consigné à l’intérieur, après avoir fait une angine. Sa maîtresse, ma môman, ayant décidé  qu’à 12 ans il était temps pour lui de se calmer.

Filou avait trouvé un allié, un gentil monsieur qui lui donnait à manger sur son pallier, le voisin de mes parents. Filou attendait pendant des jours entiers, dans le froid, dans le vent, sous la pluie, le retour de son bienfaiteur, roulé en boule sur son paillasson. C’est là que je l’ai vu pour la première fois et ça m’a déchiré le cœur. J’ai parlé au voisin de mes parents, le père d’un de mes copains de lycée, de la petite bête. Il m’a raconté qu’il le nourrissait quand il pouvait, étant souvent en déplacement, il m’a raconté comment Filou essayait de se faufiler pour rentrer chez lui, par la porte, la fenêtre de la chambre. Il m’a dit son désespoir de ne pas pouvoir le recueillir et sa colère contre ceux qui l’avaient abandonné. J’en ai parlé à mes parents et on a réfléchi tous ensemble à ce que l’on pouvait faire pour ce petit chat. Mes parents ont commencé à le nourrir chez le voisin, celui-ci a même ouvert son garage pour faire un abri à Filou. Mais les autres chats lui tendait un guet-apens dans le garage pour le battre et lui voulait sa pauvre nourriture. Et le temps a passé, Filou s’affaiblissait seul dehors dans le froid avec une nourriture aléatoire. L’après-midi du 31 janvier je suis allée le voir. Il faisait froid, - 10°C et il tremblait contre moi. Alors je l’ai mis dan mon blouson polaire pour le réchauffer et j’ai essayé de la faire adopter par mes amis de passage. Mais peine perdue, tout le monde avait une bonne raison de refuser. Alors mes parents ont décidés de le recueillir chez eux, mon père qui n’en a pas dormi de la nuit lui a aménagé l’abri de jardin en brique. Il a fabriqué une fermeture spéciale pour que juste lui puisse passer. Il lui a mis une caisse pour ses besoins, une gamelle pleine de pâtée, une autre de croquettes et un bol d’eau. Ma mère lui a fabriquée une caisse pour dormir avec un pull en laine et une surchemise polaire. ET Filou s’est habitué à sa nouvelle vie. Ce n’était pas le paradis, mais il avait un toit et de la nourriture à volonté. On a bien essayé de le présenter à Roucky mais cela a finis dans un bain de sang, celui de ma mère qui a voulu s’interposer entre les 2 chats.

Et puis le destin s’est en mêlé. Je me suis cassé le bras et j’ai du  débarqué avec armes et bagages chez mes parents. Besoin d’une tierce personne a dit le chirurgien. Alors je me suis installée avec mon Kero d’amour avec moi, pour 3 longs mois. Mon gros chat de 12 kilos a peu à peu fait ami-ami avec le petit de 2 kg. D’abord à travers la fenêtre, puis la porte. Et un jour de folie, je les ai présenté. Pas de heurts, juste quelques poils hérissés et des miaous d’avertissement. Alors Filou a été vermifugé, vacciné, pucé et « raccourci ». Et direction sa nouvelle maison avec sa nouvelle maîtresse, son nouveau grand frère. Et depuis il est heureux. Il est sur mes genoux quand je tape ces lignes. Avant d’aller retourner faire la sieste dans le lit avec Kero.HPIM0131

 

 

Posté par Skat à 19:21 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Filou

    Encore un chat, mais chui là il est beau aussi.

    Me souviens qu'il est gentil Kero.

    C'est beau les chats. Dommage qu'ils me rendent malades et allergiques.

    Posté par Falconhill, 05 juin 2007 à 20:57 | | Répondre
  • Mais Kero t'aime bien. Sauf quand tu le mitrailles à bout portant et je suis sur que filou t'aimerai aussi

    Posté par Skat, 06 juin 2007 à 21:16 | | Répondre
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