04 décembre 2007
Ne jamais laisser un chat regarder Dragon Ball.
Non, ce n’est pas la dernière profession de foi de Télérama ou de "Famille de France" associations diverses ayant voué les mangas et la japanime aux gémonies !
C’est une remarque très sensée (mais si…..) d’une femme très
respectable, en l’occurrence ma môman. Elle met sur le dos de Dragon Ball et
autres Saint Seiya le caractère
ultra-belliqueux de son chat. Il y aurait appris les techniques de combat pour terrasser ses nombreux
adversaires. Et la répétition des scènes violentes aurait eu une influence très
néfaste pour le développement de la sociabilité du petit félin. Personnellement
je pense que l’agressivité est innée chez lui et que même les Bisounours
auraient une influence néfaste sur lui, mais ça c’est un autre histoire.
Il est
vrai que Roucky, mon chat historique, a été de tout temps fasciné par la
télévision et les jeux vidéo. Mais je pense personnellement que c’est les
couleurs et les mouvements qui l’attirent. Il regarde avec autant d’attention
un animé qu’un match à Roland Garros, à part qu’après 3 heures de Nadal/Federer
il dort à pattes fermées. Et c’est vrai qu’après un épisode de Saint Seiya il a plutôt tendance à vouloir sortir pour
voir si un autre chat n’a pas envahi son sanctuaire, ça doit être son côté
Gémeaux. ;)
29 juillet 2007
J'avais deux chats...
Il n'y a pas si longtemps j'avais imprudemment écris ici que l'histoire de Filou était une histoire qui se terminait bien. Mais Dieu dans sa grande humilité m'a rappelé un peu brutalement que rien n'est éternel, même pas la vie des petits chats.
Pendant 6 mois, 6 petits mois, j'ai eu 2 chats. Il y a à peine 2 semaines, Filou s'en est allé, nous laissant tous seuls, Kero et moi. Une vilaine cardiomyopathie a eu raison de lui. De la peine, beaucoup de peine et des regrets : si seulement on lui avait fait les bons examens avant, si seulement on avait pris sa maladie à temps... Mais je sais que ce n'est que l'astuce qu'à trouver mon cerveau pour me faire croire que c'était pas que la fatalité.
Certains trouveront outrancier de parler comme ça de la perte d'un simple chat. Je le vois dans les yeux de certaines de mes collègues qui n'ont jamais eu d'animaux. Mais ce n'était pas un simple chat. C'était mon petit chat, ma petite belette, mon p'tit gris..... Et je ne peux m'empêcher de penser à tout ce qu'on a partagé et pire encore ce qu'on a pas eu le temps de partager.
Toute peine est légitime. On ne mesure pas son chagrin à l'aune de celui des autres.
03 juin 2007
Filou
C’est l’histoire d’un petit chat victime de l’égoïsme des
humains. Mais une histoire qui finit bien.
Tout a commencé en Décembre 2006. Filou petit chat tigré gris et blanc, européen vivait tranquillement avec ses maîtres. Il avait un toit (pas toujours disponible), à manger, un jardin pour jouer et chasser, et des enfants avec lesquels jouer, une famille quoi. Oh, tout n’était pas rose, ses maîtres avaient aussi un chien, un petit roquet qui lui courrait après, un chien que ses maîtres lui préféraient, lui c’était juste le chat des enfants. Et puis il y avait ce gros chat roux et blanc des voisins de derrière qui lui courait après, lui interdisant son territoire. Et la maîtresse du gros chat roux et blanc lui disait « T’as pas honte, Roucky ? T’en prendre à un si petit chat ! »
Et puis l’univers de Filou a basculé, ces maîtres se sont séparés, Madame a mis Monsieur dehors et est repartie chez sa propre mère, avec les enfants et le chien, mais pas Filou. L’hiver approchait et Filou qui avait à peine 1 an s’est retrouvé tout seul abandonné, sans toit et sans nourriture. Comme il était très jeune et plutôt petit, il devait se débrouiller avec les moyens du bord, se battre pour sa nourriture était impossible. Tous les chats du voisinage étaient plus gros et plus forts que lui. Heureusement, le plus vindicatif de la bande, Roucky, était consigné à l’intérieur, après avoir fait une angine. Sa maîtresse, ma môman, ayant décidé qu’à 12 ans il était temps pour lui de se calmer.
Filou avait trouvé un allié, un gentil monsieur qui lui donnait à manger sur son pallier, le voisin de mes parents. Filou attendait pendant des jours entiers, dans le froid, dans le vent, sous la pluie, le retour de son bienfaiteur, roulé en boule sur son paillasson. C’est là que je l’ai vu pour la première fois et ça m’a déchiré le cœur. J’ai parlé au voisin de mes parents, le père d’un de mes copains de lycée, de la petite bête. Il m’a raconté qu’il le nourrissait quand il pouvait, étant souvent en déplacement, il m’a raconté comment Filou essayait de se faufiler pour rentrer chez lui, par la porte, la fenêtre de la chambre. Il m’a dit son désespoir de ne pas pouvoir le recueillir et sa colère contre ceux qui l’avaient abandonné. J’en ai parlé à mes parents et on a réfléchi tous ensemble à ce que l’on pouvait faire pour ce petit chat. Mes parents ont commencé à le nourrir chez le voisin, celui-ci a même ouvert son garage pour faire un abri à Filou. Mais les autres chats lui tendait un guet-apens dans le garage pour le battre et lui voulait sa pauvre nourriture. Et le temps a passé, Filou s’affaiblissait seul dehors dans le froid avec une nourriture aléatoire. L’après-midi du 31 janvier je suis allée le voir. Il faisait froid, - 10°C et il tremblait contre moi. Alors je l’ai mis dan mon blouson polaire pour le réchauffer et j’ai essayé de la faire adopter par mes amis de passage. Mais peine perdue, tout le monde avait une bonne raison de refuser. Alors mes parents ont décidés de le recueillir chez eux, mon père qui n’en a pas dormi de la nuit lui a aménagé l’abri de jardin en brique. Il a fabriqué une fermeture spéciale pour que juste lui puisse passer. Il lui a mis une caisse pour ses besoins, une gamelle pleine de pâtée, une autre de croquettes et un bol d’eau. Ma mère lui a fabriquée une caisse pour dormir avec un pull en laine et une surchemise polaire. ET Filou s’est habitué à sa nouvelle vie. Ce n’était pas le paradis, mais il avait un toit et de la nourriture à volonté. On a bien essayé de le présenter à Roucky mais cela a finis dans un bain de sang, celui de ma mère qui a voulu s’interposer entre les 2 chats.
Et puis le destin s’est en mêlé. Je me suis cassé le bras et
j’ai du débarqué avec armes et bagages
chez mes parents. Besoin d’une tierce personne a dit le chirurgien. Alors je me
suis installée avec mon Kero d’amour avec moi, pour 3 longs mois. Mon gros chat
de 12 kilos a peu à peu fait ami-ami avec le petit de 2 kg. D’abord à travers
la fenêtre, puis la porte. Et un jour de folie, je les ai présenté. Pas de
heurts, juste quelques poils hérissés et des miaous d’avertissement. Alors Filou a été vermifugé, vacciné, pucé et « raccourci ». Et direction
sa nouvelle maison avec sa nouvelle maîtresse, son nouveau grand frère. Et
depuis il est heureux. Il est sur mes genoux quand je tape ces lignes. Avant
d’aller retourner faire la sieste dans le lit avec Kero.
17 mai 2007
Mettre du collyre dans les yeux d'un chat

D'abord, il y a la théorie que vous énoncez d'un ton doctoral (normal c'est ce qu'il y a marqué sur mon joli diplôme enluminé, Docteur en Pharmacie) à un client intéressé qui vient de vous demander "quelque-chose-pour-les-yeux-d'un-chat" :
Tenir fermement la tête du chat en arrière d'une main, de l'autre lui administrer 2 gouttes de collyre par oeil, massez délicatement les paupières après application, enlever l'excédent avec un coton, renouveler l'application 2 fois par jour, pendant 8 jours.
Puis de l'autre côté, y'a la pratique.....
Il y a vous et votre petite bouteille de collyre à la main et de l'autre votre Maine Coon d'amour qui vous attend, ses 11 kg fermement campés sur ses pattes et son air de "viens-y toujours". D'abord, 'faut attraper la bête, heureusement sur le parquet il dérape.... puis lui coincer la tête (et le reste), déboucher le collyre avec les dents, viser soigneusement les yeux, puis arriver à en mettre 2 gouttes sur 10 dans l'oeil dans le meilleur des cas. Puis enfin lâcher rapidement le bestiaux qui commence à s'impatienter et lui raconter que tout ça s'est pour son bien.
Et recommencer l'opération 2 fois par jour, pendant 8 jours.

